20 mars 2007

Apple + Google = révolution en vue.

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Certaines synergies et collaborations ne passent pas inaperçues. Alors comment ne pas voir l'entrée du PDG de Google chez Apple et ne pas penser à des futures et fulgurantes applications, car l'équation est simple : prenez le plus performant moteur de recherche, créateur d’outils comme Google Earth et Gmail et mettez-le dans un téléphone aux formes futuristes avec le système d'exploitation le plus performant au monde et vous avez créé le produit qui va secouer le monde de la téléphonie, y compris les géants du froid Nokia et les nippons de Sony.
La synergie entre Google et Apple pourra vraiment donner naissance au tout premier outil omnipotent de notre époque car non seulement les deux sociétés sont leaders dans leur domaine respectif mais ce sont des sociétés novatrices et qui ont su les premières mettre l’utilisateur au centre des leur modèle économique : Apple a inventé les produits « I » donnant une dimension personnelle aux ordinateurs et aux outils de tous les jours qui ont pu s’affranchir de leurs statut de simples machines. Google a honoré sa mission d’offrir aux utilisateurs un service simple et efficace pour rendre disponible et gratuite la connaissance du monde : c’est pour cela que la home page Google a gardé la simplicité d’une barre de recherche et n’est pas devenue le bazar multi contenu de la home de Yahoo!
Alors on peut bien espérer l’arrivée d’un téléphone vraiment innovant, qui puisse nous faire utiliser avec simplicité et intelligence tous les services auxquels nous sommes habitués sur le Net, mais avec la liberté de mouvement à laquelle nous commençons à ne plus pouvoir nous passer.
D'autres spéculent au contraire que Google serait en train de développer de façon autonome (mais en collaboration avec Orange et HTC) son propre téléphone pour concurrencer le iPhone. Cette version me semble moins plausible du fait de l'entrée récente du patron Google chez Apple et du fait que Google n'aurait pas d'avantages particulier à concurrencer Apple dans un domaine qui ne lui appartient pas. Les formes sublimes et épurées de la maison de Cuppertino peuvent bien intégrer des applications conçues et développés par Google, qui reste un fournisseur de services même si cette formidable entreprise est en train d'agrandir son domaine d'activité de manière formidable.

13 février 2007

Steve Jobs sur les DRM

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En ce moment on parle beaucoup des DRM, les petits morceaux de code qui empêchent aux mp3 téléchargés sur les music stores (comme iTunes) d’être écoutés sur n’importe quel baladeur ou ordinateur.
Steve Jobs nous offre sur le site d’Apple un speech très intéressant dans le quel il explique très simplement pourquoi Apple ne peut pas abolir les DRM (même si cela pourrait être fait en un clin d’œil).
Tout le discours est centré sur le fait qu’on ne peut pas attribuer seulement à Apple la faute de vendre de la musique protégé alors que :
• Cette musique ne représente que 10% du total de la musique vendue dans le monde.
• Le majors ont imposé le DRM comme condition sine qua non céder leur droits de distribution
• Les baladeurs Apple sont ouverts et acceptent aussi de la musique non protégée.
Comment imputer la faute à Apple, explique Steve Jobs, de vendre de la musique que vous ne pouvez écouter que sur 5 ordinateurs, alors que cette contrainte est voulue par les mêmes majors qui, chaque année vendent quelques 20 milliards de morceaux sous forme de CD, donc de la musique non protégée et facilement copiable ?
Steve propose comme le meilleur des mondes possibles celui dans lequel toute la musique serait vendue sans DRM. Mais pourquoi les compagnies devraient, elles, accepter un tel accord? La réponse est évidente : les DRM n’ont pas arrêté le piratage de musique et de film. Les personnes continuent à échanger librement la musique entre eux, car la musique est avant tout une culture et des émotions que les gens aiment partager.
Baisser les prix de CDs reste à mon avis la seule solution envisageable pour relancer à nouveau le marché du CD, car même si la vente de musique dématérialisée (sous format mp3 ou autres) a fait ses preuves, acheter un produit que l’on peut toucher avec ses mains, dans lequel l’artiste nous communique d’autres contenus et, en bref, acheter un produit « physique » reste pour l’instant (peut-être juste le temps d’une génération) encore un plaisir partagé par beaucoup de monde.

17 janvier 2007

Apple iPhone : "juste" un téléphone.

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Voici dévoilé le nouveau bijou technologique de la maison de Cuppertino, California. Steve Jobs (dans sa tenue désormais classique en jeans décontractés et pull noir) a présenté lors du Salon annuel Macworld de San Francisco ce produit convergent, qui nous suggère plutôt une nécessité de faire un peu de buzz plutôt que de vouloir vraiment imposer (au moins pour l’instant) un produit sur le marché .
On a (grâce à Wired aussi) des raisons pour dire cela. Apple a lancé son téléphone aux Etas Unis en partenariat avec le premier opérateur de téléphonie mobile Cingular. Compte tenu des objectifs annoncés par Steve Jobs Apple ne va pas rester longtemps lié à un seul opérateur.
Les capacités cet iPhone première génération ne sont pas aussi exceptionnelles que ce que l'on aurait pu s’attendre :
- mémoire limitée à 8 Gb, donc une volonté à ne pas cannibaliser le marché du tout dernier iPod vidéo 80Gb.
- absence de la connexion 3G, qui pour un tel produit semble une absence trop importante pour ne pas être volontaire.
A mon avis ce produit sert à lancer, et à nous présenter, toute une nouvelle génération d’outils qui commenceront à nous affranchir des claviers classiques à parties mobiles (touches) pour nous guider vers une génération de portable devices (d’ici 5-10 ans) complètement à commande vocale. Et on sait que dans cette course au développement les innovations introduites par Apple sont rapidement assimilés et reproduites par les autres acteurs du marché.
Bien sûr, encore une fois, une grande partie du succès de ces produits est du au design qui est tellement élégant et épuré que l'on se demande où vont chercher leurs designer alors que chez Nokia (qui n’est pas non plus le dernier de la liste)   on lance un N800 qui ressemble drôlement à les mini télévisions dont on rêvés quand on été au Lycée.

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21 décembre 2006

PERSON OF THE YEAR: YOU!

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Entre un clin d’œil à Youtube.com (la fenêtre vidéo) et à Apple (l’ordinateur), Time a décidé de mettre sur sa plus importante couverture de l’année: L’internaute, c'est-à-dire, vous!
L’année 2006 a été l’année de la prise de conscience du pouvoir de l’utilisateur et du poids que les contenus générés par les utilisateurs vont représenter pour le développement d’Internet. Quelques exemples: Youtube.com doit son succès (et son rachat ultra médiatisé et à prix d’or par Google) à ses millions d’utilisateurs qui ont accumulée une quantité presque inépuisable de vidéos, qui sont la vraie richesse d’Internet. Netvibes est un autre bel exemple de réussite basé sur l’importance fondamentale que cette société a su reconnaître dans le besoin des internautes à organiser de façon simple et rapide tout l’ensemble des contenus auxquels ils souhaitent avoir accès. Second Life, pour terminer, se sert de l’envie de chacun d’entre nous de créer une vie alternative à la vie réelle dans laquelle l’on peut devenir quelqu’un d’autre. Attention Second Life n’a pas pour le coup tourné le dos aux mécanismes du monde réel : vente des services (le site Dell bien vérifier de ne pas se trouver sur la page française) proposé lors du choix du pays, Second Life), installation de permanences des partis politiques, millionnaires virtuels mais avec de vrais dollars.
Les challenges pour 2007 sont donc lancés. Les géants d’Internet seront-ils capables d’adapter leurs stratégies à ces nouveaux besoins ? Que vont devenir les grands portails généralistes basés sur des stratégies PUSH qui tiennent sur des bannières de moins en moins performantes ? Comment vont réagir les producteurs des contenus traditionnels face à la démocratisation de l’information ?
L’année 2007 va sûrement nous montrer encore une fois comment tous ces millions d’individus derrière leurs écrans vont changer la donne.