13 février 2007

Steve Jobs sur les DRM

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En ce moment on parle beaucoup des DRM, les petits morceaux de code qui empêchent aux mp3 téléchargés sur les music stores (comme iTunes) d’être écoutés sur n’importe quel baladeur ou ordinateur.
Steve Jobs nous offre sur le site d’Apple un speech très intéressant dans le quel il explique très simplement pourquoi Apple ne peut pas abolir les DRM (même si cela pourrait être fait en un clin d’œil).
Tout le discours est centré sur le fait qu’on ne peut pas attribuer seulement à Apple la faute de vendre de la musique protégé alors que :
• Cette musique ne représente que 10% du total de la musique vendue dans le monde.
• Le majors ont imposé le DRM comme condition sine qua non céder leur droits de distribution
• Les baladeurs Apple sont ouverts et acceptent aussi de la musique non protégée.
Comment imputer la faute à Apple, explique Steve Jobs, de vendre de la musique que vous ne pouvez écouter que sur 5 ordinateurs, alors que cette contrainte est voulue par les mêmes majors qui, chaque année vendent quelques 20 milliards de morceaux sous forme de CD, donc de la musique non protégée et facilement copiable ?
Steve propose comme le meilleur des mondes possibles celui dans lequel toute la musique serait vendue sans DRM. Mais pourquoi les compagnies devraient, elles, accepter un tel accord? La réponse est évidente : les DRM n’ont pas arrêté le piratage de musique et de film. Les personnes continuent à échanger librement la musique entre eux, car la musique est avant tout une culture et des émotions que les gens aiment partager.
Baisser les prix de CDs reste à mon avis la seule solution envisageable pour relancer à nouveau le marché du CD, car même si la vente de musique dématérialisée (sous format mp3 ou autres) a fait ses preuves, acheter un produit que l’on peut toucher avec ses mains, dans lequel l’artiste nous communique d’autres contenus et, en bref, acheter un produit « physique » reste pour l’instant (peut-être juste le temps d’une génération) encore un plaisir partagé par beaucoup de monde.